lundi 12 janvier 2026

A PROPOS DU BAPHOMET

 

 
Les templiers pratiquaient un "culte de la tête" que les francs-maçons se remémorent à travers le rituel du "signe pénal" (signe de reconnaissance des membres au Premier degré d'Apprenti dans certaines loges). 
 
                                                                             

Ce culte fut perçu lors du procès des templiers comme une idolâtrie et se répandit ultérieurement dans l'imaginaire comme le culte de Baphomet, auquel certains ont tenté de donner une multitude de sens à travers l'exégèse de l’étymologie de ce mot. Pour les premiers, Baphomet viendrait de Baphé-métous : le baptême de sagesse ; Bios-phos-métis : vie-lumière-sagesse ; Bastet-Pho-Metis: Lumière et sagesse de Bastet (l'allusion à Bastet divinité égyptienne est très intéressante car dans la tradition luciférienne elle joue un rôle important). Bapho ou Bafo est le nom d’un port de l’île de Chypre qui fut, pendant une courte période, possession du Temple ; Ptah-Sekhmet est la contraction des noms des dieux égyptiens de la ville de Memphis. Lors du procès des Templiers l’un des chevaliers interrogés, Guillaume de Giac, du diocèse de Besançon, dit que c’est « dans l’île de Chypre, et dans la ville de Limesson », qu’il avait vu la tête qui était l’objet d’un culte secret des Chevaliers. Le Frère Gaucher vit la même tête deux fois à Paris. Voici une citation intéressante: « L’horrible et merveilleuse histoire de la tête parlante est racontée dans les fragments [trouvés par M. Dozy] avec détails. Le patriarche jacobite Dionysius 1er raconte qu’en 765, un homme destiné à être immolé, averti du danger qui le menaçait par la vue de la tête sanglante de son prédécesseur, réussit à s’enfuir et accusa les prêtres harraniens auprès du préfet de la Mésopotamie, Abbas, frère du calife al-Mançour, qui les punit sévèrement. Mamoun dit, en 830, aux députés harraniens : "Vous êtes sans doute ces gens de la tête (parlante) à qui mon père Rachid à eu affaire". D’après le morceau de la Ghâya, c’est à l’époque du calife al-Moctadir qu’en entrant inopinément dans le temple on aurait découvert la tête, qu’on aurait alors ensevelie.

Au sujet de la préparation de la tête, la tradition sabéenne rapporte ceci: « quand le soleil entre dans le signe du Lion, ils (les Sabéens) font venir de Chypre un garçon blond » 
 
                                                                          

qu’ils conduisent au temple dit la maison du serpent, le placent dans le puits creusé contenu dans ce temple, le trempent dans l’huile de sésame, lui font manger des feuilles de roses rouges séchées dans une espèce de soupe faite de sept ingrédients : moutarde, lentilles, pois chiches, riz, pois mungo, lupins et blé. Au 28 jour du mois (mai) on le fait éternuer au moyen d’une poudre qu’on lui donne après l’avoir rendu aveugle, on le mène à un chemin qui n’est guère fréquenté, on sépare sa tête de son corps, que l’on enterre, puis on porte sa tête au temple de Câdî (situé près d’une porte de Harran) où on la place sur une colonne, et alors elle pousse un grand hurlement. Là-dessus ils pronostiquent que le nombre des Sabéens augmentera ou diminuera, et qu’ils seront heureux ou malheureux. » (Mémoire posthume de M. Dozy contenant de nouveaux documents pour l'étude de la religion des Harraniens). « La cérémonie de la tête humaine est pratiquée par une des nations qui ont le culte des astres. Ils placent cette tête vis-à-vis du garçon qui subit l’épreuve. Pour obtenir la tête il s’emparent d’un garçon blond aux yeux d’un bleu très foncé et mêlé de rouge, aux sourcils réunis, à chevelure abondante... il y a des variantes à cette histoire. La tête est placée dans une niche sur un monceau de cendres d’olives criblées auxquelles on a mêlé une petite quantité de cendres produites par la crémations des corps. Ils garnissent le tout de coton épluché. Ils brûlent de l’encens près de la tête, et celle-ci leur fait des révélations sur la cherté des vivres ou le bon marché, sur les changements de dynasties et sur les événements futurs. Son œil ne cesse pas de voir, quoiqu’il n’ait plus la faculté de cligner. S’ils ont négligé quelques cérémonies du cultes des astres, le tête réclame la réparation. ... Au temps du calife al-Moctadir, le magistrat eut avis de leurs manèges ; on entra dans le temple, chassa les prêtres et trouva la tête, qu’on enterra. »


vendredi 2 janvier 2026

LA VOIE MAGIQUE ET LE CHERCHEUR SINCERE

 

 


La "psychologie magique" est le fruit d’une longue observation de nos différentes attitudes vis-à-vis de la "VOIE MAGIQUE" en général. Sur cette question, l’attitude du « chercheur » (l'être en quête de la réalisation magique) est pétrie de contradictions depuis la nuit des temps.

Ce dernier frappe à toutes les portes pour entendre la "parole transformatrice", mais il n’est pourtant pas disposé à « écouter » qui que ce soit (ou à pratiquer réellement quoi que ce soit). Il est plein de lui-même, plein de ses plaintes, de ses souffrances et des prérogatives qu'il imagine être les siennes.

Gurdjieff disait que l’homme croit toujours savoir ce qu’il cherche ... mais paradoxalement il se dit perdu. Il arrive au bout d’un certain temps à se convaincre qu'il peut se présenter devant un «Ami spirituel » (je préfère le terme Ami Spirituel à celui de Maître) avec une détresse évidente tout en affirmant en même temps qu'il va bien, oubliant l’impulsion première qui est la cause de sa visite.

Très souvent le "chercheur" vit avec le sentiment frustrant de s’être à nouveau égaré tout en étant membre de plusieurs organisations spirituelles dans lesquelles il perpétue la "singerie" (ou la parodie) du disciple qui progresse. Et en général il se PERSUADE qu’il possède les outils de sa thérapie là où il se trouve.

Tel le magicien de la lame du Tarot, il est fasciné par la profusion des éléments hétéroclites que lui offrent les Ordres magiques. Il est aussi fasciné (hypnotisé) par les livres, les cours, les « initiations virtuelles » qu’il a glanés au cours de sa longue carrière d’errance. Et tout cela le conforte dans l’idée qu’il se suffit à lui-même. Après tout, les « maîtres » n’enseignent-ils pas que l’être humain est doté d’une « âme immortelle », porteuse de toute possibilité ?

 Le chercheur attend une révolution dans sa vie, une révolution dans ses croyances et la fin de ses peurs, mais il passe son temps à les entretenir pour que surtout rien ne change. Lorsqu'on lui reproche le caractère contradictoire de son attitude, il se justifie et lui donne le nom de dialectique, de dynamisme.

Au cours du temps, il arrive à court-circuiter toutes les velléités contradictoires de ses multiples moi, en leur trouvant une cohérence d’ensemble qui lui permet de se dire qu’il est malgré tout en marche. Il est déchiré dans son cœur à la fois par la poussée impérieuse de l’appel à être vivant et par la pression de la peur de « perdre » tout ce qu’il pense être LUI. Et sans une conscience claire de ce mécanisme, ce qu’il entreprend est toujours empreint de cette division. L’insatisfaction le porte toujours ailleurs, car il espère là bas trouver le « ici et maintenant » dont font état les cercles spirituels. Il ne voit pas que ce ne sont pas les stages eux-mêmes ou leurs organisateurs (ni même les Ordres magiques) qui le rendent insatisfait, mais sa quête aveugle et confuse. Il a l’avantage d’avoir conscience de sa détresse mais il entretient par souci de protection, l’instinct de la cacher partout où il devrait la montrer.

Il demande à être vrai et s’affuble inlassablement de masques pour ressembler à l’image qu’il aimerait avoir de lui-même : Il est à la fois maçon, archi-druide, S.I, rose-croix, spécialiste en magie runique, etc. Car dans notre société, être complet c’est « jouer » autant de rôles que possible, et surtout S’IDENTIFIER totalement à ces rôles.

Il en résulte une multiplication exponentielle d’infra personnalités, une tendance à « cajoler » le multiple au détriment de l’unicité. Refuser d’endosser un rôle est une entreprise difficile car nous ne nous définissons que par nos « matricules »: je suis Grand Prêtre de..., Centième degré de..., etc.

En définitive, l’homme qui « cherche » n’a jamais suivi jusqu’à son terme une seule des voies qu’il prétend avoir arpenté. Mais à sa décharge je dirai que son diagnostic est vrai: ces voies pour la plupart sont « mortes » dans le sens où elles ont perdu leur connexion initiale avec le programme (le logiciel spirituel) qui à l'origine était sensé les diriger. Alors si ces "voies" sont autant de cadavres en décomposition, il ne lui reste plus qu'à atteindre le but par lui-même. Pourtant (et ici aussi réside le piège), "qui" en lui-même aspire à plus d’être si ce n’est l’Ego?

Atteindre le but par soi-même est possible mais c'est un chemin semé d'embûches. L'ego aime atteindre les sommets, il est engagé dans l'ascension du "sommet spirituel" ou dans des pratiques visant à donner un sens à "sa" vie. Selon "sa" compréhension de la quête, il peut considérer que l'éveillé est forcément "assis" sur un sommet, "là-haut" et qu'il faut accéder à cette hauteur pour "être son égal", ou alors que l’Éveil est ici et maintenant (il le comprend intellectuellement bien sûr car il a beaucoup lu et singé les maîtres prônant le caractère actuel de la réalisation spirituelle). C'est pourquoi on retrouve toujours le besoin d'égalité dans les aspirations de l'égo, le besoin de supériorité aussi.

Très souvent l'égo "découvre" une VOIE SUPÉRIEURE à toutes les autres voies. Cela aussi est NORMAL. N’est-il pas UNIQUE, sa quête n’est-elle pas unique ? N’est-il pas dans une société unique, en possession d’un savoir que les générations passées ne pouvaient pas posséder? L'ego veut être l'égal des "meilleurs" et cette égalité est en réalité la revendication d'un statut, d'un titre qu'il confond avec l'éveil lui-même.
Cette fausse égalité se révèle être une quête de supériorité (laquelle est une des formes de la quête de "autre chose, autrement"). Arrêter tous ces faux semblants en donnant le minimum permettant de se prendre en main au bout de 7 années maximum de pratiques est le cadre que se fixe l'OFS-OFM.

KX 

 

mercredi 31 décembre 2025

PRÉSENTATION DE L'ORDRE DU GRIFFON (ACTUELLEMENT OFS) PAR LE GP


 

ENTRETIEN AVEC UN ÉVEILLEUR

  


Il y a une vingtaine d’années j'ai fait partie d'un groupe de travail de la 4ème voie. Ces extraits que je vous propose sont des entretiens avec le Maître de ce groupe. Ces paroles ne sont donc pas de moi, mais celles de celui qui nous instruisit sur les méthodes de la 4ème VOIE. Pour plus de clarté je vais appeler ce personnage L’ÉVEILLEUR.

 

                    L’ÉVEILLEUR :            

 

LES ARCHÉTYPES DE LA MORT ET LEUR FONCTION INITIATRICE

 

Une des choses qui s’impose à soi lorsque l’on travaille avec les Archétypes de la Mort (Hadès, Perséphone, etc.) est la compréhension que l’on en retire du sens véritable de la vie, du sens réel du Temps et de la souffrance (l’illusion de la souffrance plus précisément). Les divinités de la Mort nous mettent face à nous-mêmes et face à cette question essentielle: "Etes-vous heureux?", « Avez-vous l’éternité devant-vous »

Si vous deviez vous retrouver devant l’Ange de la Mort MAINTENANT que lui répondriez-vous ?

 

Pour comprendre la profondeur de cette question, il faut que nous nous mettions d'accord sur la signification du mot "bonheur", parce que dans notre enseignement, ce mot a une connotation précise. "Le véritable bonheur consiste à faire partie d'un monde au-delà du relatif, au-delà des formes et du pouvoir de ces formes sur notre vie". Le bonheur ne réside donc pas « essentiellement » (bien que cela soit important), dans la réalisation d’objectifs immédiats qui nous procurent un sentiment de bien-être éphémère, le bonheur dépasse les séquences événementielles de notre vie de tous les jours. C'est en réalité un "point", un "axe" permanent dans notre existence éphémère et changeante.

Le bonheur est toujours là, point de repère alors que les vicissitudes de notre vie modifient perpétuellement notre horizon.

Avez vous observé à quel point dans notre vie les choses, les évènements se modifient sans cesse?

Vous n'avez pas le même visage qu'il y a 10 ans. Même si devant votre glace vous vous "reconnaissez", quelque chose en vous sent bien qu'il ne s'agit pas de la même personne qu'il y a 10 ans. Notre corps fait partie du temps (de l'espace-temps linéaire qui s'écoule et nous donne la perception de l'impermanence, du changement, de l'érosion). Ces changements RÉELS sont importants car une perception de nous-mêmes en découle. Si nous avions la même image qu'il y a 10 ou 15 ans nous appartiendrions à un autre monde. Si par contre devant notre miroir tous les matins nous sommes surpris par ce que nous voyons, cela signifie que nous appartenons à un autre monde.

Une troisième chose: si devant notre miroir nous ne sommes pas surpris parce que en nous voyant, nous sommes exactement comme nous nous imaginons que nous sommes, nous appartenons également à un autre monde (le monde des insouciants ou alors de ceux qui ont accepté avec apaisement les changements du temps sur eux).

Alors en terminant cette première conversation je vous demande de vous poser la question suivante: à quel monde est-ce que j'appartiens?

Krishnamurti parlait de la Mort en ces termes : Pour comprendre la Mort (l’Archétype), non pas verbalement mais en fait, je veux dire pour pénétrer en toute réalité le fait de la mort, on doit se débarrasser de tout concept, de toute spéculation, de toute croyance à son sujet, car toute idée que l’on peut avoir là-dessus est engendrée par la peur. Si nous sommes sans peur, vous et moi, nous pouvons poser correctement la question de la mort. Nous ne nous demanderons pas ce qui arrive « après », mais nous explorerons la mort en tant que fait. Pour comprendre ce qu’est la mort, toute mendicité tâtonnante dans les ténèbres doit cesser. Sommes-nous, vous et moi, dans cette disposition d’esprit qui ne cherche pas à savoir ce qu’il y a « après la mort », mais qui se demande ce qu’est la mort? Voyez-vous la différence? Si l’on se demande ce qu’il y a « après », c’est parce que l’on ne se demande pas ce que c’est. Et sommes-nous en condition de nous poser cette question? Peut-on réellement se demander ce qu’est la mort tant que l’on ne se demande pas ce qu’est la vie? Et est-ce se demander ce qu’est la vie, tant qu’on a des notions, des idées, des théories au sujet de ce qu’elle est? Quelle est la vie que nous connaissons? Nous connaissons l’existence d’une conscience qui se débat sans cesse dans toutes sortes de conflits intérieurs et extérieurs.

Déchirée dans ses contradictions, cette existence est contenue dans le cercle de ses exigences et de ses obligations, des plaisirs qu’elle recherche et des souffrances qu’elle fuit. Nous sommes entièrement absorbés par un vide intérieur que l’accumulation de possessions matérielles, mentales et même « spirituelles » (lorsque cette spiritualité se résume en une attitude schizophrénique de recherche effrénée vers plus de rites à accumuler) ne peut jamais combler. Dans cet état, la question de ce qu’est la mort ne peut pas se poser, parce que la question de ce qu’est la vie ne se pose pas non plus. L’existence que nous connaissons (que nous menons actuellement) est-elle la vie? De même, les explications: résurrection des morts, réincarnation, etc., proviennent-elles d’une connaissance de la mort? Elles ne sont peut être que des projections d’idées que l’on se fait au sujet du fragment d’existence que l’on appelle vie (le dernier espoir que notre égo crée pour ne pas voir s’évanouir toute chance qu’il a de sa propre survie). Mourir à la structure psychologique avec laquelle on s’identifie ; mourir à chaque minute, à chaque journée, à chaque acte que l’on fait, mourir à l’immédiat du plaisir et à la durée de la peine, et savoir tout ce qui est impliqué dans ce mourir, c’est être apte à poser la question : qu’est-ce que la mort?

On ne discute pas avec la mort corporelle. Et pourtant, seuls ceux qui savent mourir d’instant en instant peuvent éviter d’entreprendre avec la mort un impossible dialogue. En cette mort perpétuelle est un perpétuel renouveau, une fraîcheur qui n’appartient pas au monde de la continuité dans la Durée. Ce mourir est création. Création est mort et amour.

*Ajout personnel de KX: Méditez cette phrase des taoïstes: "le changement incessant et universel à sa raison d'être dans l'immuable qui ne se laisse pas discerner, mais lui donne son sens, trouvez l'IMMUABLE".

COURTE PRESENTATION VIDEO DU LIVRE HOMO MAGICUS




 

vendredi 26 décembre 2025

LE TRÔNE DU 13ème GUERRIER

 



Cher Ignus, je tenais à te remercier pour ton courrier. Tu fais preuve de beaucoup de perspicacité, et je sens que ton chemin se dessine avec des contours bien plus nets qu’auparavant. Que les Forces te gardent Je t’envoie également quelques éléments d’éclaircissements sur moi cette fois, car je sais dans le passé je n’ai pas souvent été très bavard.
Je voudrais soumettre à ta perspicacité quelques faits :
A) Il est difficile dans la voie de l’héroïsme de savoir si l’on est prêt à
« s’asseoir sur le 13ème trône » comme tu le dis de manière imagée. Mais le travail d’approche du 13ème trône je le reconnais avec toi est très difficile, sinon périlleux. Non pas dans ce que tu sembles identifier à l’orgueil, l’orgueil dont tu parles peux retarder tout au plus le mage ou le faire déchoir, mais il ne provoque pas l’annihilation suprême. « L’orgueil suprême » est une métaphore, c’est l’attitude du guerrier pour lequel, la création divine étant une œuvre inachevée, sa propre quête est une œuvre de CRÉATION.
Dieu est à l’origine de 2 créations, le héros sur la voie occulte est le maître de la 3ème création, sa propre création : celle du corps igné par l’attraction et l’incorporation volontaire de la lumière incréée, qui confère l’immortalité.
La création de ce que les Grecs appelaient l’Augoeides ne peut se faire que si l’on est maître du treizième arcane et que l’on est devenu selon ton expression le 13èmeguerrier. La maîtrise du 13ème arcane se fait dans les douleurs les plus atroces (je l’ai appris et je continue à l’apprendre dans la douleur et d’atroces souffrances). La grande leçon est que l’épée qui est donnée cause la destruction de tout ce à quoi notre âme terrestre est susceptible de s’accrocher, jusqu’à ce que douleur et plaisir soient considérés comme étant d’égale importance, et tous deux dépassés en tant que chaînes liant l’âme et l’esprit.
Un réalisé a dit : « Une chaîne qu’elle soit d’or ou d’argent reste une chaîne, une entrave. Le plaisir est une chaîne en or, la douleur, une chaîne en argent, le sage se débarrasse des deux ».
Il a fallu que je perde tout ce à quoi mon âme avide de sensations aspirait, pour comprendre la leçon du 13èmearcane. Bref je sais ce que c’est que se rendre compte que la vie ne nous appartient pas, elle nous est prêtée. C’est pourquoi tu perçois ma proximité de l’abyme. Il est bon pour toi de t’être éloigné de cette voie, car certaines visions y sont insupportables, le suicide guette, et très souvent j’ai été tenté de pactiser avec l’ADVERSAIRE et ses Barons afin de jouir paisiblement des fruits empoisonnés de la terre (cette technique n’est pas aussi simple que certains le pensent).
Près de l’abyme, le néant et l’Être sont l’envers et l’avers de la même chose. Si le travail de retournement énergétique n’a pas été accompli en yesod, et si l’épée de Mars n’a pas été celle du discernement, mais celle du pouvoir, le mage n’est pas à l’abri de la déchéance.
Mais sur la voie héroïque, près de l’abyme, aucun cri émanant de notre « âme personnelle » ne peut atteindre la divinité. La pauvreté en esprit et la solitude doivent être expérimentées, afin d’extirper la racine du désir, mais aussi d’empêcher toute emprise du mal sur l’être pendant sa progression.
C’est pourquoi dans un des poèmes que je t’avais envoyés, je t’ai parlé du désert et de l’aridité du sentier, car douleur et plaisir doivent être vaincus, la mort doit avoir été côtoyée ainsi que toutes les paires d’opposés.
L’aide de Dieu n’est d’aucun secours, car ce n’est pas contre l’Adversaire (Satan) que nous luttons, mais contre notre pire ennemi, NOUS MÊME. Si Dieu peut écarter de nous sa propre création (Satan), il nous appartient d’écarter de nous ce que nous avons nous-même crée pendant des vies et des vies, nos démons intérieurs, et aucune divinité ne peut faire ce travail à notre place!
Mais, il arrive que dans ce désert des lueurs émanant du sommet arrivent comme un baume sur l’âme harassée, afin de panser les plaies et arrêter momentanément le « sang qui coule du cœur » fatigué du pèlerin, mais avant que l’âme ne puisse émettre le son qui le reliera à la transcendance, les voix en lui doivent être éteintes, afin que seule la Voix sans parole puisse articuler la prière à la divinité, une voix qui ne parle que dans le silence qui survient après la tempête.
GLOIRE AU PÈRE CÉLESTE

dimanche 7 décembre 2025

LA QUESTION DE LA DOUBLE NATURE DU CHRIST: DUALISME VERSUS MONOPHYSISME CHRISTOLOGIQUE (UN PEU DE CULTURE POUR LES “CHRÉTIENS INCULTES”

 

 


Alors que toute “spiritualité” digne de ce nom se caractérise de nos jours par le fait de manifester de façon ostentatoire son attachement indéfectible et infantile au “Christ”, des débats très importants eurent lieu au sein du christianisme naissant entre partisan de l’unicité de la “personne” de Jésus-Christ et partisan de la “double nature” du Christ.

Le nestorianisme (du patriarche Nestor) est une doctrine christologique affirmant que deux hypostases, l’une divine, l’autre humaine, coexistent en Jésus-Christ. Cette thèse a été à l’origine défendue par Nestorius (né vers 381 — mort en 451), patriarche de Constantinople (428-431). Son enseignement, reconnu hérétique (par la même Eglise dogmatique et ses fidèles qui nous combattent aujourd’hui à travers leurs derniers avatars que sont les “Eglises de Réveil”) , fut condamné. Les nestoriens rejetaient les formulations dogmatiques issues du concile d’Éphèse et des conciles suivants (ils étaient en désaccord avec la foi dogmatique imposée à toute la communauté chrétienne à coup de conciles) . Le nestorianisme est une des formes historiquement les plus influentes du christianisme dans le monde durant toute la fin de l’Antiquité et du Moyen Âge à partir de l’Église d’Orient. Des Églises liées à ce courant du christianisme oriental perdurent à l’est de l’Anatolie et au nord de la Mésopotamie (Turquie et Irak).

Il faut donc comprendre que la doctrine chrétienne actuelle (celle que nous combattons) s’est construite à l’origine autour du symbole de Nicée, c’est-à-dire la reconnaissance de la consubstantialité du Père et du Fils, tout comme de la nature humaine du Christ. Le monophysisme d’Eutychès affirme, pour sa part, que le Fils n’a qu’une seule nature et qu’elle est divine. En cela il s’oppose au nestorianisme.

Le monophysisme d’Eutychès a été condamné lors du concile de Chalcédoine en 451, tout comme la doctrine opposée, le nestorianisme, l’avait été au concile d’Éphèse en 431. Selon le concile de Chalcédoine, Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme en « une seule personne et deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation ». On voit donc qu’au sein de l’Eglise naissante des “courants” doctrinaux s’opposaient et coexistaient sans violence (la seule violence étant celle qu’imposa l’Eglise en arrêtant tout débat et toute quête véritable autour de ce qui formait le noyau de croyances de chaque communauté).

L’Église de Rome a défendu et expliqué cette “vérité de foi” durant les premiers siècles face aux “hérésies” (qui pourtant ne l’étaient pas) qui selon elle la falsifiaient. Au premier siècle déjà, certains chrétiens issus du judaïsme, les ébionites, considérèrent le Christ comme un simple homme, quoique très saint. Au siècle suivant surgit l’adoptianisme : Jésus ne serait qu’un homme dans lequel habite la force de Dieu ; pour eux, Dieu lui-même est une seule Personne. Cette hérésie fut condamnée en l’an 190, par le Pape saint Victor, puis par le Concile d’Antioche (en 268), par le premier Concile de Constantinople et par le Synode Romain de l’an 382

. L’hérésie arienne, niant la divinité du Verbe, niait aussi que Jésus-Christ fût Dieu (qui aujourd’hui au sein des chrétiens dits pratiquant comprend encore l’implication de tout ceci?). Arius fut condamné par le premier Concile de Nicée, en l’an 325. Aujourd’hui encore, l’Église a réaffirmé que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, subsistant de toute éternité, et qui dans l’Incarnation, a assumé la nature humaine dans son unique Personne divine. Donc lorsqu’on nous traite de “satanistes” parce que nous osons parler de spiritualité et remettre les choses en perspective, encore une fois nous le redisons c’est par inculture et paresse volontaire....Si subversion il y a elle est à rechercher du côté des contempteurs des “Archontes” et des esprits des 7 étoiles que sont les chrétiens fanatiques de notre époque...

KX