dimanche 1 février 2026

DE LA SAINE ÉMULATION ENTRE DISCIPLES

 



Frater XXX avait introduit une préoccupation fondamentale lors de la rencontre du 14/01/2019 initiée par le GP Demnus sur le thème de la réorganisation de l’OG, cette préoccupation (formulée sous la forme d’un questionnement) portait sur les ravages qu’allaient inévitablement causer au sein de l’OFS-OFM, le « système » construit objectivement par l’Ordre d’émulation existant entre les membres. A cette inquiétude, j’avais répondu que le système d’émulation existait bel et bien comme système construit, et que bien que ses effets se fassent ressentir comme un stratagème de friction destructeur, il s’agissait en réalité de bien autre chose : « il s’agit d’un système de TEST constant qui prend parfois la forme de l’émulation (lorsqu’il est mal compris par les membres) ».

Le système TOUT entier repose sur la culture des 11 qualités du disciple de l’OFS. Comment arriver à discerner si un disciple possède les 11 qualités ? Seule la mise en situation peut nous permettre de le faire.

 

I- LA RÉFLEXION ET LE DISCERNEMENT DES ESPRITS

Tout disciple VÉRITABLE travaille selon deux lignes que rend compte l’expression « discernement des esprits ». Cela signifie qu’il comprend dès le départ qu’il y a une dualité véritable en lui sinon une multitude (légions) d’êtres en « lui » qui « parlent », « agissent » à SA place, à la place de l’Unique qui doit agir. Discerner les « esprits » c’est être à l’écoute et « savoir » « qui » à chaque instant étouffe les « voix » des légions pour s’autoproclamer « maître » dans notre TEMPLE.

Pour le savoir il faut qu’un être extérieur, un « AMI SPIRITUEL » vous mette en situation de « voir » vos « hôtes intérieurs », ceux qui squattent votre Palais depuis des millions d’années. Un de ces hôtes s’appelle « Jalousie », un autre encore plus pernicieux s’appelle « orgueil et suffisance ».

La « jalousie » spirituelle est une réaction insensée, par laquelle on se rend inutilement malheureux, avant de rendre les autres malheureux. La personne jalouse est la première victime de sa propre malice. La personne ou le membre mis en situation afin qu’il puisse « observer » l’hôte » en lui de la jalousie se dévoile par le fait qu’il passe son temps à se comparer à ses frères ou ses sœurs (il se découvre des capacités souvent moins intéressantes que les autres : dépréciation du moi).

Il s’exprime souvent en ces termes : « Moi, je ne réussis à rien », ou « j’ai œuvré pour le groupe, pour l’Ordre et voilà comment JE suis récompensé ! « je » travaille sans cesse sans « résultats apparents »). Dans un groupe spirituel, le disciple jaloux constate avec douleur que « d’autres progressent à grands pas, tandis que lui, piétine sur place ».

La jalousie se fonde sur les mensonges que le disciple se dit d'abord à lui-même et il s'en nourrit. Si d'autres personnes nourrissent par malice ces mensonges par vaine complaisance, sa jalousie s'en trouve d'autant plus fortifiée. La raison pour laquelle cette passion est si difficile à déraciner du cœur, c'est qu'elle s'y attache fermement par un tissu de mensonges, crus comme des vérités absolues.

Pour s’en guérir, il faut accepter de poser un regard vraiment honnête sur soi-même et sur les autres ; il faut accepter de mettre en question ses impressions et ses fausses certitudes.

L’orgueil au contraire produit au sein du disciple une survalorisation de l’ego. L’orgueil est fondé sur le fait que le disciple « sait » qu’il n’est pas n’importe qui : il a une mission…une voix lui souffle intérieurement qu’il a les qualités de l’Elu, mais il est incompris par les autres, ceux là même à qui il accorde sa confiance.

Les faits dans ces deux cas sont mal perçus ou mal interprétés ; pour les saisir dans leur vérité objective, le cœur intérieur de l’élève doit être libéré de tout préjugé et de tout sentiment négatif de méfiance, de crainte exagérée, d’orgueil et de rancune.

Cette pureté de cœur requiert une vigilance continuelle sur ses sentiments et ses pensées. C’est pourquoi lorsque la question de l’acquisition des 11 qualités du disciple est posée, je suis toujours surpris de voir que TOUS les disciples disent les posséder, mais lorsqu’ils sont mis en situation de les démontrer on ne voit plus que colère, jalousie, rancune !

II-L'humilité (corollaire de l’HUMOUR MAGIQUE)

Une âme vraiment humble (qui possède l’HUMOUR MAGIQUE) ne saurait être ni jalouse, ni orgueilleuse. Elle accepte les situations de la vie magique comme des tests lui permettant de manifester ses qualités. C'est l'orgueil qui « nous » fait concevoir le désir d'être préféré aux autres, ou encore d'obtenir le premier rang dans l'estime de quelqu'un en repoussant toute personne rivale. C'est l'orgueil qui nous inspire la crainte lancinante d'être rejeté ou de perdre certains « avantages » que nous pensons posséder ou que nous estimons être en droit de posséder, à l'exclusion des autres. Entre le manque d'estime de soi, qui caractérise les pusillanimes et les déprime, et cette estime exagérée de soi-même qu'est l'orgueil, il y a de la place pour une juste estime de soi-même, fondée avant tout sur la confiance MAGIQUE et sur la certitude d'être aimé des FORCES DE LA NUIT.

GMS

dimanche 18 janvier 2026

LA CHAOS MAGICK ET SES RELATIONS PÉRIPHÉRIQUES AVEC LA MAGIE : PROCÈS EN INVALIDATION DE LA CHAOS MAGICK PARTIE I

 


Pour illustrer notre position sur la CHAOS MAGICK et ses dérivés, nous partirons de AUSTIN OSMAN SPARE. Dans son « THE BOOK OF PLEASURE », il dit :



« En conséquence, reconnaissez les Charlatans à leur amour des robes somptueuses, de la cérémonie, du rituel, des retraites magiques, des conditions absurdes, et d’autres stupidités encore, trop nombreuses pour être citées. Toute leur doctrine est un étalage de vantardise, une lâcheté tiraillée par la soif de notoriété ; leur norme étant tout ce qui n’est pas nécessaire, leur échec garanti à coup sûr. C’est pourquoi ceux qui possèdent une certaine compétence naturelle la perdent vite au contact de leur enseignement. »
– Le Livre du Plaisir, p. 48-49

 En octobre 1907, Spare monte sa première exposition à la Brutton Gallery de Londres. Le contenu de cette exposition attire alors l’attention d’Aleister Crowley. Une collaboration entre Spare et Crowley s’en suit vers 1908 et Spare est accepté comme « Probationnaire » de l’Argenteum Astrum de Crowley en 1909.

 


 Il contribuera également à la publication de The Equinox en fournissant quatre dessins.

  Quelle que fût la nature de la relation entre Crowley et Spare, celle-ci ne dura pas longtemps et un passage du Livre du Plaisir ne laisse planer aucune ambiguïté quant au regard que Spare portait sur la magie cérémonielle ou les magiciens :

« Certains louent la magie cérémonielle, et l’on dit qu’ils expérimentent une grande extase ! Nos asiles sont emplis, la scène déborde ! C’est par la symbolisation que nous sommes symbolisés ? Dois-je me couronner moi-même roi, dois-je être un roi ? Je devrais bien plutôt être un objet de dégoût et de pitié. Ces magiciens, dont la malhonnêteté est la sauvegarde, ne sont rien que des dandys oisifs de bordels ».

Cette vision de la magie cérémonielle et de la scène magique en générale est caractéristique des "adeptes" qui se meuvent dans la sphère "chaoticienne", et il est important de faire de la pédagogie en la matière pour éviter bien des incompréhensions. Lorsqu'un "adepte" de la magie du chaos se présente devant l'antichambre d'un corps magique organisé, il porte en lui ce regard de Spare sur la magie. Ce regard (ce refus de l'univers magique dit "classique") parce que non formulé clairement entraîne des échanges sous forme de quiproquos.
D’après les contempteurs der Spare, son système magique qu’il nomme le « Kiaïsme » ne plonge ses racines dans aucune autre tradition ; le terme lui-même est original. Il prend naissance dans son premier livre, Earth Inferno (1905), et est défini dans The Book of Pleasure (1913).
 

Le "Kiaïsme" est fondé sur le concept de « Kia » qui se présente comme une doctrine, une philosophie et une magick axées sur les signes tangibles et les représentations concrètes des expériences mystiques. La qualité du « Kia » est définie comme étant « non potentielle ou manifestée » ou comme « le quantum vierge par l’exubérance duquel nous sommes arrivés à l’existence ». S’il se trouve d’autres références aux qualités du « Kia » dans l’œuvre de Spare, il a toujours préféré cependant ne jamais le définir avec précision, car « moins on en parle (du Kia), et moins il est obscur »!
La réelle difficulté que Spare rencontre pour forger une définition claire du « Kia » réside dans son immense dégoût pour toute « doctrine » en général qui l’empêche de construire sur d’autres sources que ses propres écrits.
Peter Carroll, quant à lui, définit le « Kia » en ces termes : « l’unité qui apparaît à l’esprit afin d’exercer les fonctions jumelles de la volonté et de la perception est appelée Kia par les magiciens. Parfois, on l’appelle esprit ou âme ou force de vie ».
L’état suprême dans le Kiaïsme, le « Kia », est posé comme « la liberté absolue qui, étant libre, est assez puissante pour devenir « la réalité » en toute liberté à tout moment : par conséquent, il n’est ni potentiel ni manifeste (sauf comme une possibilité instantanée) par des « idées de liberté » ou par des « moyens », mais par l’Ego libéré pour le recevoir, étant libéré des idées à son propos, et en ne croyant pas en lui ».
Le Kiaïsme considère la Croyance et le Désir comme une grande dualité. Dans ce système, l’Ego est une partie du Moi qui appartient à un Être, tandis que le Moi comprend tout l’Être. Chaque humain est à la fois volonté et désir. Ce désir imagine une nouvelle croyance et la croyance, au moyen de la conceptualisation, émet de nouvelles idées de l’Ego. Spare nomme ces idées les « ramifications de la croyance » qui forment les différentes personnalités de l’Ego. Mais la volonté n’est que partielle, la Volonté réside dans le royaume du Moi, elle appartient au « Kia ».

Question : Sommes-nous, membres de l’OFS aux antipodes du "kiaïsme" ?

1-Éliminons les raccourcis trop faciles qui peuvent découler d'une interprétation trop littérale de la pensée de Spare (nous lui ferions injure en n’en comprenant pas l’essentiel) : Nous pratiquons en général (lors de nos rituels) dans des robes. Je ne sais si elles sont somptueuses, mais nous ne sommes pas certains que le goût de l’apparat puisse servir de mesure à la médiocrité magique. Le manque de résultats probants, certainement...

2-Notre amour pour le cérémonial, le rituel, les retraites est intact et évident. Nous réclamons le maintien de la TRADITION dans ce qu'elle a de VIVANT, et cette attitude, pour absurde qu'elle paraisse aux yeux des "modernes" qui ne jurent que par l'Ère du Verseau et par la "nouveauté de ce qu'apporte cette nouvelle DISPENSATION", est liée à notre vision cyclique des choses (certains diraient AEONIQUE): "il n' y rien de nouveau sous le soleil comme le disait déjà l'ECCLESIASTE, tout est perpétuel recommencement. Le "bond qualitatif" ou "spirituel" que nous pensons voir est une donnée préexistante à la race dans son ensemble, il était déjà là. La formulation actuelle de certaines doctrines magiques se trouve déjà en filigrane dans les formulations traditionnelles des doctrines antiques.
Ici encore bien que comprenant la pensée de Spare, nous nous écartons de tous ceux qui déduiraient rapidement que chaque fois qu’un rituel complexe est exécuté, chaque fois qu’une robe somptueuse est exhibée, la magie perd de son souffle. Seule l’absence de continuité magique conduit à la sclérose de la magie, et il est vrai que cette « absence de continuité magique » se rencontre beaucoup plus dans les TEMPLES DE PIERRE que dans les TEMPLES NATURELS là où souffle l’Esprit sans aucune entrave, mais quelques mages des Temples de PIERRE se relient malgré tout à la puissance originelle du DRAGON. Une précision encore : dans notre vision des choses, le travail skyclad (NU) en groupe ou en solitaire ne s'oppose pas au travail en robe (tout est une question d'attitude, de moment).


3-Nous partageons la totalité des BUTS du LIBER KKK de Caroll (présenté comme une alternative à la magie sacrée d'Abramelin le Mage)

 


Ces buts n’étant en rien propres à la magie du Chaos, ils sont l’illustration parfaite de ce que nous affirmons : il existe au-delà de l’attrait des modernes pour la nouveauté, une « continuité de contact » au niveau de la transmission magique. Une tradition magique véritable repose donc sur ces piliers, et ceux qui prétendent en être les héritiers ou les dépositaires, doivent exceller dans ces 5 domaines :
[Les 5 'conjurations' ou actes magiques classiques:]
A-L'ÉVOCATION est le travail avec des entités d'origine naturelle ou fabriquée. Celles-ci peuvent être considérées comme des esprits indépendants, des fragments du subconscient du mage, ou l’égrégore de diverses espèces ou formes de vies, selon les préférences et les structures de croyance. Dans la pratique, l'Évocation est utilisée pour l'Enchantement, faisant en sorte que les entités évoquées créent des effets pour le bénéfice du mage. Les entités peuvent aussi être évoquées dans les opérations de Divination, quand le magicien les utilise pour obtenir des informations.
B-La DIVINATION inclue toutes les pratiques lors desquelles le magicien essaie d'étendre sa perception par des moyens magiques.
C-L'ENCHANTEMENT inclue toutes les pratiques lors desquelles le magicien tente d'imposer sa volonté à la réalité.
D-L'INVOCATION est la syntonie délibérée de la conscience et de l'inconscient au moyen de quelque foyer de pensée archétypale ou significative. On a l'habitude d'employer les conceptions classiques des formes divines Païennes, mais on peut également se servir d'autres principes. L'Invocation crée des états d'inspiration ou de possession au cours desquels on peut pratiquer l'Enchantement, la Divination ou occasionnellement l'Évocation.

E-L'ILLUMINATION est l'auto modification délibérée au moyen de la magie et peut inclure l'acte de jeter les sorts d'Enchantement sur soi-même pour réparer les faiblesses et fortifier les talents, et la pratique de la Divination et de l'Invocation à des fins d'inspiration et de direction.
Ainsi, toutes les opérations magiques sont basées sur l'usage de la volonté, de la perception et de l'imagination, ce qui équivaut à dire qu'elles sont toutes une forme d'Enchantement ou de Divination. L’Imagination est produite lorsque la volonté et la perception se stimulent l'une contre l'autre...

FIN de la PREMIÈRE PARTIE...


KHEMXNUM

vendredi 16 janvier 2026

LES 11 NIVEAUX INITIATIQUES DE LA PROGRESSION MAGIQUE VERS L'UNIVERS B : LHP VERSUS MAGIE NOIRE

 


Comprendre les étapes de la voie que vous avez décidé de suivre, et ce même de façon "intellectuelle" au début, en accepter la "vérité" est CAPITAL pour la suite de votre parcours. Bien souvent sur de nombreux sites, le vision palingénésique de la progression au travers des qliphots est raillée, sans que nos détracteurs apportent des éléments convaincants sur l’impossibilité d'une telle progression. L'une des difficultés qui entoure la conception d'une telle "progression" est lié au caractère "destructeur" des qliphots. La destruction étant opposée à l'ordre, il apparaît alors impossible que les qliphots puissent conduire à autre chose qu'à l'annihilation complète de l'être (sa perte, sa damnation).

Partant du principe que ces structures chaotiques sont opposées à l'être (au PRINCIPE) représenté par les séphiroth, elles sont alors présumées ne pouvoir contenir autre chose que l'absence de tout PRINCIPE. À la verticalité ascendante (progression vers le zénith) de l'ascension séphirotique s'oppose alors la verticalité descendante (la chute vers le Nadir) de la "progression" qliphotique.

Nous rappelons que selon les VMG (voies de la Main Gauche) axées sur la kabbale - elles ne le sont pas toutes, certaines se tournent vers la magie nordique ou les voies intégrant des traditions dérivées du Vaudou-, la progression nocturne se fait selon les 11 étapes suivantes :


1. Lilith 1.0°. Les portes de l'inconnu.


2. Gamaliel 2.0°. Les rêves sombres, la magie astrale, la sorcellerie, les mystères de la Lune noire, la Déesse des ténèbres.


3. Samael 3.0°. La philosophie de la voie de la main gauche, la sagesse de la démence, la magie yézidi, le côté obscur des Chakras.


4. A'arab Zaraq 4.0°. La magie luciférienne, le côté obscur de Vénus, le mysticisme érotique, la voie du guerrier.
5. Thagirion. 5.0°. L'illumination du côté nocturne, le soleil noir, l'union du dieu et de la bête.


6. Golachab 6.0°. Ragnarok, l'activation de Surt/Sorath, le magnétisme du désir et de la souffrance.


7. Gha'agsheblah 7.0°. Les niveaux supérieurs du mysticisme érotique, les préparations pour l'abysse.


8. Satariel 8.0°. L'ouverture de l'œil de Lucifer/Shiva/Odin, le principe de Drakon.


9. Ghagiel 9.0°. L'allumage de l'étoile luciférienne.


10. Thaumiel 10.0°. L'accomplissement de la promesse faite par le serpent, divinité.

11 Thaumiel 11.0°. Le trou noir, un pas dans la nouvelle création, l'Univers B.

 


Pour un pratiquant de la magie séphirotique (un pratiquant RHP), nul doute que ce schéma sème le trouble, les qliphots étant conçus comme étant à l'opposé de toute conscience et la réintégration ne pouvant se concevoir par le « chaos ». En effet, pour les praticiens RHP (Crowley à ses débuts le concevait également ainsi), la Magie "Blanche" se caractérise par la verticalité de l'intention et du but (bien qu'intention et but se confondent en réalité), verticalité ou intentionnalité toutes axiale ou "positive". L'orientation "polaire" ou "céleste" de l'intention est "Élévation". C'est la reconnaissance immédiate que le pôle suprême (qu'il soit externalisé ou internalisé : extase ou entase) est l'Orient Éternel (l'Orient des Lumières) : la seule source de toute jouissance.

Dans une vision moins dualiste, certaines voies magiques admettent que l'intention magique puisse culminer à travers la Réconciliation des deux pôles de la négation descendante (qliphots) et de l'affirmation ascendante (séphiroth) que sont "Lucifer" et "Satan" (c’est ce que je démontre dans mon livre HOMO MAGICUS). 


 Il en résulte le rétablissement de la circulation énergétique et la réintégration des êtres (et strictement parlant, certains ordres LHP comme Dragon Rouge, le TOS, l’OFS se situent dans cette optique). La Magie "blanche" est dans sa finalité, reconnaissance et collaboration avec la "Structure Absolue" ou la "Hiérarchie Absolue" constituée par ceux qu'Eckarstshausen (dans la "Nuée sur le Sanctuaire") appelle "L’Église cachée du Saint Graal" (représentés collectivement par l'Ermite du Tarot) et qui seuls possèdent la clé de la reconstitution du corps de gloire énergétique garant de notre accession à l'immortalité.
Cette voie est celle que prône l’OFS, une voie qui n’a rien à voir avec la « magie noire » !


Qu'est-ce alors que la MAGIE NOIRE ? (Une des formes de LA LHP mais non LA forme exclusive)? Crowley a ses débuts définissait ainsi la magie noire :

"Le seul Rituel Suprême (utile en magie) est l'obtention de la connaissance et conversation du Saint Ange Gardien. C'est l'élévation de l'homme tout entier sur une ligne droite orientée à la verticale. Toute déviation de cette ligne tend à devenir magie noire, toute autre opération est magie noire. Dans la véritable opération, l’Élévation est équilibrée par une expansion des trois autres branches de la Croix. C'est pourquoi l'Ange donne immédiatement à l'Adepte pouvoir sur les Quatre Grands Princes et leurs serviteurs."

Aleister Crowley, Magick IV, Ch XXI (De la Magie noire, des pactes avec le diable, des principaux genres d'opérations de l'art Magick, et des pouvoirs du Sphynx).

Dans les faits, la vraie « Magie noire » se caractérise fondamentalement par la négation de la verticalité axiologique des séphiroth. Elle est "culture" de la verticalité descendante et de l'entropie, elle favorise l’éparpillement ou la dispersion "chorozonique" (l’approche du 333).

C'est la voie de ceux qui consciemment refusent (ET CES MOTS ONT UN SENS !) de consentir à l'anéantissement du moi et, volontairement, par le biais de pratiques dissolvantes et corrosives, s'enferment dans la subjectivité égotique (il y a ici une clef majeure de compréhension).

NB : je rappelle que tous les praticiens de la VMG ne sont pas automatiquement des « magiciens noirs », les membres de l’OFS ne se réclament pas de la « magie noire » !

 
KHEMXNUM